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Canevas10 min
Préparer une conversation difficile en trois plans
Avant toute conversation que vous redoutez : recadrage, désaccord, annonce. Dix minutes de préparation évitent trois jours de dégâts. À remplir seul, à la main.
Comment l'utiliser
- 1Plan 1 — les faits : écrivez ce qui s’est passé, sans adjectif ni interprétation, comme une caméra l’aurait vu.
- 2Plan 2 — les émotions : notez ce que vous ressentez et ce que l’autre ressent probablement (l’émotion existe, autant la nommer).
- 3Plan 3 — l’identité : demandez-vous ce que la situation dit de vous, et ce qu’elle menace chez l’autre (compétence ? loyauté ? place ?).
- 4Formulez votre phrase d’ouverture : un fait + une demande, en une phrase.
- 5Décidez de ce que vous voulez obtenir à la fin, et de ce sur quoi vous pouvez lâcher.
Pièges à éviter
- ✕Confondre un fait (« tu es arrivé à 9h40 ») et un jugement (« tu t’en fiches ») : le second déclenche la défense.
- ✕Préparer un réquisitoire au lieu d’une conversation : vous n’avez pas besoin de « gagner ».
- ✕Sauter le plan « identité » : c’est souvent là que se joue vraiment la résistance de l’autre.
Références
Le modèle
Placeholders [entre crochets]PRÉPARATION — conversation avec [prénom], le [date] 1. LES FAITS (ce qu'une caméra aurait vu) - [événement précis, daté, observable] - [autre fait s'il y en a] 2. LES ÉMOTIONS - Ce que je ressens : [colère / déception / inquiétude…] - Ce que [prénom] ressent sans doute : [peur / honte / injustice…] 3. L'IDENTITÉ (ce qui est en jeu au fond) - Pour moi : [ce que ça dit de moi comme manager] - Pour [prénom] : [ce que la situation menace chez lui/elle] MA PHRASE D'OUVERTURE (un fait + une demande) : « [Quand tu as…, l'effet a été… ; j'ai besoin que…] » CE QUE JE VEUX OBTENIR : [objectif concret] CE SUR QUOI JE PEUX LÂCHER : [marge de négociation]
Cet outil fait partie du module Le courage managérial. 8 situations pour vous entraîner.