Demandez ce que chacun a compris de l’autre
Avant de proposer quoi que ce soit dans un conflit, demandez à chacun ce qu'il a compris de la position de l'autre. Le malentendu sur les faits se révèle souvent avant même d'aborder les solutions.
À votre prochaine médiation, commencez par cette seule question, avant toute proposition.
Jamais d’arbitrage à chaud un vendredi soir
Un conflit tranché à chaud, fatigué, en fin de semaine, se retourne presque toujours contre vous. La tension retombée le lundi change souvent ce qu'on aurait dit le vendredi.
La prochaine fois qu'on vous demande de trancher en urgence en fin de journée, proposez un rendez-vous le lendemain matin.
Écrivez votre solution de repli avant d’entrer
Sans solution de repli écrite à l'avance, on négocie la peur au ventre et on cède plus qu'il ne faudrait. L'écrire noir sur blanc avant d'entrer dans la pièce change le rapport de force intérieur.
Avant votre prochaine négociation, écrivez en une ligne ce que vous ferez si vous ne trouvez pas d'accord.
Nommez l’émotion avant de discuter le fond
« On dirait que ça vous inquiète » désamorce plus qu'un contre-argument bien construit. Nommer l'émotion de l'autre, sans la juger, ouvre la discussion au lieu de la fermer.
Dans votre prochain échange tendu, commencez par une phrase d'étiquetage avant votre premier argument.
Un accord imposé ne tient pas
Une solution que vous tranchez seul, même juste, vous appartient, pas aux personnes concernées. Ce qu'elles n'ont pas construit, elles ne le défendent pas dans la durée.
La prochaine fois que vous êtes tenté de trancher un désaccord entre deux collaborateurs, demandez-leur d'abord de proposer, à deux, une solution.
Méfiez-vous de l’urgence qu’on vous impose
Une deadline annoncée serrée, chez un fournisseur ou un client, est souvent un levier de négociation plus qu'une contrainte réelle. Questionnez-la avant de céder.
Face à une prochaine urgence annoncée par l'autre partie, demandez simplement : « qu'est-ce qui se passe si on prend un jour de plus ? »
Cherchez ce que l’autre protège
Un blocage qui semble irrationnel sert presque toujours une stratégie, ou protège une zone d'incertitude. Chercher ce qui est protégé ouvre plus de portes que d'insister sur le fond.
Face à un refus qui vous semble absurde, demandez-vous : « qu'est-ce que cette personne perd si elle dit oui ? »
Le compromis n’est pas toujours le mieux
Couper la poire en deux est rapide mais laisse souvent les deux parties insatisfaites. Avant de vous y résoudre, prenez une minute de plus pour chercher une option qui arrange vraiment les deux.
Dans votre prochaine négociation, avant de proposer un compromis, posez cette question : « qu'est-ce qui ferait de ça un bon accord pour vous ? »
Le silence après une question vaut de l’or
Après avoir posé une question ouverte ou nommé une émotion, le réflexe est de combler le silence. C'est pourtant ce silence qui fait parler l'autre et qui fait avancer la négociation.
Dans votre prochain échange tendu, comptez cinq secondes de silence après votre question avant de reprendre la parole.